|
Création
d’un roman photo
Daniel
Girod,
pour léquipe de lÉcole du Gros-Seuc à
Delémont (Canton du Jura, Suisse),
équipe qui comprenait également: Vincent Ducommun, Michel
Lapaire et Philippe Rossinelli.
Il
faut le dire d’emblée, notre but n’a jamais été de créer un roman-photo
selon les canons du genre! Notre but était différent créer une histoire
d’une dizaine de photos devant servir ensuite de base à la création d’un
texte narratif.
Le thème principal de l’expression écrite, durant le cycle 3 de l’enseignement
suisse francophone (*), est la maîtrise du texte narratif. Pour ce faire,
nous étudions et disséquons la plupart des contes standards que la littérature
enfantine nous offre. Mais il faut aussi créer.
Pour
susciter cette création, nous avons imaginé la réalisation préalable d’un
roman-photo.
Le matériel informatique à notre disposition nous permettait de créer facilement
ce roman. Nous possédions un ordinateur, un appareil photo numérique et
une imprimante. Comme programmes, nous avions le logiciel gérant les transferts
entre l’appareil photo et l’ordinateur ainsi qu’un logiciel de dessin vectoriel
permettant l’importation des images issues de l’appareil photo numérique.
La
classe a été partagée en groupes de 2 à 5 élèves, selon leurs affinités.
Leur premier travail a été l’élaboration d’un scénario simple. Nous n’avons
guère insisté à ce propos, voulant permettre l’expression la plus libre
possible. Puis, durant deux tranches horaires de 45 minutes en principe
certains groupes ont eu besoin de plus de temps les élèves ont réalisé leurs
prises de vue. C’est avant cette étape qu’il serait nécessaire de dialoguer
avec eux sur la meilleure manière de choisir les plans photographiques.
En effet, et sous l’influence «néfaste» de trop nombreux de leurs aînés,
ils se contenteraient d’images prises de face et en pied. Du fait de la
souplesse induite par l’appareil numérique qui permet une visualisation
rapide des résultats, il est possible, sans trop perdre de temps, de procéder
à quelques exemples afin qu’ils ne craignent pas de varier les angles de
vues.
Une fois les photos réalisées, on les importe sur le disque dur de l’ordinateur.
Cette opération réalisée, le véritable travail sur l’ordinateur pouvait
commencer. Les importations des images dans le logiciel de dessin vectoriel,
la création des bulles (une bibliothèque de celles-ci permet un gain de
temps) et pour finir l’insertion des dialogues et des cadres constituent
les étapes suivantes. Comme nous avions en projet l’utilisation de ce roman
comme base à la création d’un texte narratif, nous avons insisté sur l’emploi
des cadres qui permettaient l’introduction de marqueurs temporels (voir
illustration).
Contrairement
à notre idée de base qui était de présenter une page faite d’une série de
vignettes, nous avons réalisé que ceci nécessitait de la part des élèves
des connaissances « trop pointues « dont l’acquisition nous prendrait beaucoup
trop de temps. C’est pourquoi nous nous sommes limités à l’impression puis
à la réalisation d’un cahier fait d’autant de pages qu’il y avait de photos.
(*) les élèves ayant participé à ce travail suivaient l’enseignement de
la 6e primaire. Ceci correspond à la 6e française.
Remarque :
Durant la 5e (=CM2), nous réalisons des planches de BD ayant comme héros
Yakari, Tom et Jerry, Lucky Luke et Cédric, planches servant de support
à la création de textes narratifs à l’aide de logiciels éducatifs idoines.
Actuellement, nous sommes occupés à cette tâche.
http//www.jura.ch/educ/eped/romphoto/romphoto.htm
- http//www.jura.ch/educ/bimoi3.htm
- http//www.imaginet.fr/universbd/dossiers/bdjvideo/
Daniel
Girod
|